24°
23°
La carte aux Trésors en Vaucluse © O’Brien

Sur les traces de la carte aux Trésors en Vaucluse !

Le 20 juillet dernier a été diffusée l’émission « La Carte aux Trésors » Spécial Vaucluse, au cours de laquelle Cécile et Théo, les 2 candidats, ont, à travers les énigmes, parcouru le Vaucluse de Vaison-la-Romaine à Lourmarin.
On s’est dit que, même sans hélicoptère, on pourrait vous faire revivre, au travers des 3 énigmes et de la Rose des Vents (brillamment remportée par Théo), leurs périples et (re)découvrir quelques-uns de nos lieux emblématiques !

Au départ d’Avignon

En point de départ de ce périple : le Pont d’Avignon, célébré par la comptine, est sans doute le pont brisé le plus célèbre du monde

Palais des Papes
le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?

Le Pont, comme le Palais des Papes, les remparts de la ville et une partie du centre historique sont inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

Pont d'Avignon

Ça se passait sur Twitter

Carte de la carte aux trésors

Enigme 1 : « Trouver la voix sur les planches »

Si la bonne réponse était le théâtre antique d’Orange, qui accueille les Chorégies depuis plus de 150 ans (c’est le plus ancien festival lyrique de France et l’un des plus anciens en Europe), il n’en demeure pas moins que le théâtre antique de Vaison-la-Romaine, sur le site du Puymin, est lui aussi une scène réputée, tant pour son festival annuel Vaison Danse, que pour les Choralies (rassemblement mondial de 10 000 chanteurs de chorales tous les 2 ans) ou les nombreux autres spectacles qui rythment les nuits estivales.

A Orange, on prolongera cette visite romaine avec le Musée d’art et d’histoire dont le rez-de-chaussée est consacré aux trésors trouvés lors de fouilles, et avec une visite à l’arc de Triomphe, au nord de la ville, qui commémore la guerre des Gaules et marquait la frontière avec les terres barbares.

A Vaison-la-Romaine, poussez la porte du musée archéologique Théo Desplans, qui raconte, au fil des collections, la destinée de Vasio.

le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?

Les sites archéologiques de Vaison-la-Romaine, qui s’étendent sur près de 10 hectares, sont le plus grand site archéologique de France et le Théâtre antique d’Orange, ainsi que l’Arc de Triomphe, sont inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1981.

Musique en fête à Orange

Ça se passait sur Twitter

Enigme 2 : « Là où on me trouve à la pelle, je fais banquette. »

Sentier des ocres à Roussillon
le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?

Les ocres du Luberon, c’est 24 nuances de couleur, du blanc étincelant au rouge-brun intense !
Dans le Luberon, du côté du Pays d’Apt, l’industrie de l’ocre se développe dès la fin du 18ème siècle et début du 19ème siècle sous l’impulsion de Jean-Etienne Astier, enfant de Roussillon.

Sans l’indice du pot d’ocre et sans savoir ce qu’est une banquette (non, non, ce n’est pas un douillet sofa mais la plateforme, dans une carrière d’ocre, pour que les engins puissent travailler à l’extraction 😉), l’énigme pouvait sembler compliquée !

Les ocres, donc. Mais les ocres en Luberon, c’est un vaste territoire ! En effet, le massif des Ocres s’étend sur 25 km, de Goult à Gignac en passant par Roussillon, Gargas, Villars et Rustrel.

Sur ce territoire, 4 sites majeurs ouverts au public : le Colorado Provençal à Rustrel, le sentier des ocres et Okhra (écomusée de l’ocre) à Roussillon, les mines de Bruoux à Gargas (uniques en Europe).

Aujourd’hui, de cette industrie qui fit les beaux jours du Luberon, une seule société continue l’extraction de l’ocre en Europe : la société des ocres de France, dont le siège est à Apt et la carrière, à Gargas, non loin des mines de Bruoux !

Ça se passait sur Twitter

Enigme 3 : « Récupérez-en 12, le 13ème sera un gibassiez de Stéphane à Lourmarin. »

Il s’agissait bien sûr des 13 desserts, tradition provençale qui orne toutes les tables à Noël.

Si aucune liste officielle n’existe, chaque village, chaque famille y apporte sa touche personnelle, le consensus se fait autour des incontournables : la pompe à huile (le gibassier de Stéphane Riquier à Lourmarin est un délice), les 4 mendiants (amandes, figues, noix, raisins secs, le nougat blanc et le nougat noir (que l’on achètera chez les nougats Silvain à Saint-Didier ou à la maison Boyer à Sault), les dattes, les fruits de saison (souvent les clémentines, oranges, pommes ou poires), le fuit confit (d’Apt bien sûr, qu’on achète chez les artisans ou à la Maison du fruit confit), les pâtes de coing.

le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?

Ces 13 desserts symbolisent les 12 apôtres et Jésus-Christ lors de la Cène et la tradition veut qu’on goûte chacun de ces 13 desserts (l’astuce est de couper des petits morceaux)

13 desserts

Ça se passait sur Twitter

Énigme de la Rose des Vents : « Lino à la socquette légère dans l’autobus. »

Un finish en beauté avec le vélo sur le Mont-ventoux et Lino Lazzerini (légende locale dont une partie de l’immense collection de bidons, maillots et vélos se trouve au Gîte-Hôtel Le Nesk à Sault) et ses quelque 100 ascensions du Ventoux.
Le cyclisme et le Ventoux, c’est une histoire d’amour qui dure depuis 1951 (date du 1er passage sur les pentes du Géant de Provence) avec nombre d’épreuves pros ou amateurs qui s’y déroulent chaque année : à côté des célèbres Tour de France, Paris-Nice, critérium du Dauphiné Libéré, Nicolas Garcera, ancien coureur, a créé ici le CIC Ventoux Dénivelé Challenges (épreuve professionnelle inscrite au calendrier de l’Union Cycliste Internationale), la GF Lapierre Ventoux, les Classika.

On peut aussi citer le club des Cinglés du Mont-Ventoux, qui propose ni plus ni moins que 3 ascensions du Géant de Provence en un seul jour via les 3 routes (depuis Sault, Malaucène et Bédoin) !

D’ailleurs, au chapitre des exploits et records sur les ascensions du Mont-Ventoux, on compte :
– François-Joseph Walther, qui a gravi le Ventoux 13 fois en 48h en 2013
-Betty Kals, qui, en 24h, a gravi 8 fois le Géant de Provence en 2015
-Jean-Pascal Roux, qui, en 2016, a gravi 11 fois le Ventoux en 24 h
-Le temps d’Iban Mayo en 2004, avec une ascension en 55 minutes et 51 secondes depuis Bedoin.
Ce que l’on sait moins, c’est que le vélo et le Vaucluse, c’est aussi l’histoire de Paul de Vivie, dit Vélocio, créateur du cyclotourisme, qui est né en 1853 à Pernes-les-Fontaines, où le Musée comtadin du Cycle rend hommage à la petite reine.

Ascension du Mont Ventoux
le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?

Le Vaucluse, c’est du vélo sur route bien sûr, mais aussi, du VTT, du VAE avec tout un réseau d’itinéraires balisés pur toutes les envies, de la balade en famille au défi sportif. Rendez-vous sur www.provence-a-velo.fr !

Collection de vélo au Nesk

Ça se passait sur Twitter

En replay

Vous pouvez voir le replay de l’émission jusqu’au 19/08 sur France.tv