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nature
et vie rurale
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| Orange, Sérignan du Comtat, Rasteau,
Bollène
La mise en forme commence à Orange avec le Parcours
Santé de la Colline Ste-Eutrope.
Quelques kilomètres de voiture et vous voilà à l’Harmas
de Jean-Henri Fabre, à Sérignan du Comtat. Savant, peintre,
musicien, poète et philosophe, J-H Fabre (1823-1915) est plus
connu au Japon ou aux Etats-Unis qu’en France. C’est dans
cette maison admirablement bien conservée par le Laboratoire d’Entomologie
du Museum d’Histoire Naturelle, que vous découvrirez dans
le cabinet de travail, le colossal herbier et les collections que J-H
Fabre a rassemblés : ammonites, coquillages marins et terrestres,
fossiles, minéraux et nids d’oiseaux. Vous serez étonnés
par les 300 aquarelles (parmi les 700 réalisées) des champignons
de la région....Enfin, vous goûterez le calme et l’aspect « sauvage » du
Parc où sont soigneusement répertoriées toues les
plantes que ce génial naturaliste avait rassemblées.
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Quelques minutes de voiture pour arriver à Rasteau,
village célèbre par son vin doux naturel. Halte au Musée
du Vignerons : vieux outils aratoires, collections de 2000 bouteilles
anciennes, histoire de la vigne, programme vidéo sur les Côtes
du Rhône et le Châteauneuf du Pape, une visite qui se termine,
comme il se doit, au caveau de dégustation. Pique-niquez sur les
rives de l’Ouvèze ou découvrez les la cuisine provençale
dans l’un des nombreux restaurants des villages environnants.
Promenade botanique (6 à 7kms) pour découvrir cet original point
de rencontre entre la flore méditerranéenne (chênaie verte)
et la flore sub-méditerranéenne (chênaie blanche) : sentier
de Piebresson, mamelon de St Didier, Serre de la Garde, route du Feu, Font des
Laons et retour à Rasteau. |
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Quinze minutes de voiture pour atteindre le
village troglodytique de Bollène, dernière étape
qui comblera les curieux, les archéologues et les paléontologues.
Le Plateau de Barri fut un point de défense et d’observation
pour les gaulois, les grecs puis les romains. Etonnant, ce village creusé dans
le rocher, abandonné à la fin du siècle dernier,
complètement protégé du Mistral, parfaitement exposé au
soleil et cette vue imprenable sur la Vallée du Rhône et
les Cévennes.
Retour à Orange.
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Apt, Gargas, Saint Saturnin d’Apt, Rustrel,
Gignac, Viens, St Martin de Castillon, Caseneuve, Saignon
Sac au dos chargé de boissons fraîches, chaussures
et tenues ne craignant pas d’êtres teintes en ocre, sont
conseillés pour cette journée autour d’Apt.
Gargas, constitué de 22 hameaux épars, et
un lieu géologiques important –étage gargasien du
crétacé inférieur) dans lequel les carrières
d’ocre sont encore en exploitation, bien que certaines aient été transformées
en champignonnières… Si vous êtes curieux et gourmand,
passez par la confiserie St-Denis où l’on fabrique et déguste
des fruits confits.
Saint-Saturnin d’Apt a conservé des vestiges
de ses trois enceintes fortifiées, de son château, de sa
chapelle (en cours de restauration), d’une porte fortifiée,
le Portalet, et de plusieurs moulins. Admirez le panorama du haut de
St-Saturnin, traversez le village avec ses belles fontaines dans le style
provençal, son portail Ayguier (1420) et ses maisons aux frontons
sculptés (XVIIème).
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Descendez ensuite sur Rustrel.
La Mairie est installée dans un château du XVIIème
encore flanqué de belles tours. Faites un détour aux
ruines du Prieuré de St-Julien, à l’église
St-Romain, à la Chapelle St-Roch et à N-D-des-Anges,
tout près de l’ancienne usine de fer, avant de prendre
le chemin du Colorado provençal : l’exploitation des carrières
d’ocre de 1871 à 1930 à donné naissance à un
paysage aux reliefs et aux couleurs extraordinaires que sillonnent
plusieurs sentiers. Pour tout savoir sur le sentier de la couleur,
consultez « Circuits de découverte du Colorado Provençal » de
C. et F. Morenas.
Passez par Gignac (église romane du XIIème) avant de vous arrêter à Viens.
Construit en spirale autour d’un piton escarpé, ce village séduira
les amateurs d’art roman : son église et ses belles maisons autour
de la Porte Neuve. Le panorama est superbe : d’un côté le
Luberon, de l’autre les Alpes avec la Montagne de Lune.
St Martin de Castillon abritait un monastère féminin
de l’ordre de St-Benoit. Les vestiges du Castrum de Castillon sont
encore visibles ainsi que l’église romane restaurée
au XIXème, les chapelles St-Placide et des Pénitents Blancs.
Sur la route de Caseneuve, à droite, une halte s’impose
au plus grand Oratoire de Provence, construit au XIXème avec des
pierres de l’ancienne Chapelle N-D-des-Aumades. Un Christ polychrome
y a été réalisé par les Compagnons du Tour
de France. A. Caseneuve, visitez l’église restaurée
au XVIIIème, admirez les vestiges de remparts et découvrez
la source sulfureuse dans le Vallon Bassis.
Dernière étape avant le retour sur Apt :
Saignon qui domine la vallée du Calavon. Place forte naturelle,
ses maisons de caractère sont comprises entre deux rochers, l’un
supportant les vestiges du Château, l’autre la très
belle église Notre-Dame (XIIème).
Retour à Apt…où après
cette journée, vous dégusterez les fameux fruits confits
!
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Malaucène, Entrechaux, Saint-Léger-du-Ventoux,
Brantes, Savoillan, Sault
Une journée rafraîchissante, des étapes « baignade » dans
l’Ouvèze et le Toulourenc, sur les contreforts Nord du Ventoux.
Commencez par une promenade dans Malaucène : ses remparts et vieilles
demeures (du XVIème au XVIIIème), ses fontaines et lavoirs,
sa tour de l’horloge (1539) et sa superbe église romane
au portail d’entrée gothique. Sur la route qui grimpe au
Mont-Ventoux, le pape Clément V avait déjà repéré la
source du Groseau comme lieu privilégié de fraîcheur
et de recueillement en été. La Chapelle N-D. du Groseau
est le seul vestige d’un ensemble fortifié.
Redescendez sur Malaucène et prenez la direction de Vaison-La-Romaine.
Bifurquez à droite et découvrez sur le piton rocheux le
donjon et les ruines du château d’Entrechaux. Ce village
recèle des trésors du Moyen-Age : les chapelles St-André,
N-D-de Nazareth et St-Laurent. A l’extérieur, admirez le
pont romain de St-Michel qui franchit l’Ouvèze (baignade
idéale) et les sites préhistoriques : lagrotte de la « Masque » et
les abris sous roches des gorges de l’Ouvèze.
Franchissez le Toulourenc et tournez à droite (D40) pour rejoindre
St-Léger du Ventoux par le Col de Veau (328 m). Si vous êtes
sportif et équipé de chaussures d’eau notamment,
vous pouvez descendre dans les gorges et remonter le Toulourenc à pied
et à la nage… A St-Léger, tapi au pied du Mont-Ventoux,
admirez le pont qui franchit le Toulourenc, la Chapelle St-Basile (1777)
et la source très abondante de « la pascale ».
Continuez vers Brantes, suspendu sur le Toulourenc
et découvrez
les ruines du château féodal, les ruelles pavées
et les passages voûtés, l’église (1684) et
la vue imprenable sur la face nord du Ventoux. Plusieurs artisans se
sont installés dans ce site merveilleux pour réaliser des
poteries, des faïences, du tissage et de la ferronnerie.
Plus loin, vous arrivez à Savoillan, village alpestre sur la
rive gauche du Toulourenc. La très belle ferme St-Agricol est
devenue un centre expérimental pour la culture de la lavande tout
d’abord, puis des plantes aromatiques (saviez-vous qu’il
existe 200 espèces de menthe douce ?), des fleurs et des légumes.
Egalement aménagée en centre de tourisme rural et gîte équestre
et pédestre, cette ferme permet de découvrir cette merveilleuse
vallée.
Et si le miel vous tente, allez sur la route de Montbrun à la
ferme Ramel… Le retour s’effectue par Aurel, en passant par
Sault et en redescendant les Gorges de la Nesque jusqu’à Carpentras.
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| Apt, Gordes, Saint-Pantaléon,
Bonnieux Apt, la première étape, c’est une délicieuse
promenade dans le jardin public, une véritable « folie » :
parcours d’eau, jets et mini-grottes, essences nobles et mêlées…en
miniature. Les admirateurs d’arbres rares admireront le Gingo-Carma
rouge d’Asie habitué des temples bouddhiques et le Févier
du Canada.
La deuxième étape, c’est à Gordes, le village
des Bories, une étonnante démonstration de l’habitat
rural de nos ancêtres. Ces constructions en pierres sèches
témoignent un art de bâtir traditionnel et populaire, extraordinaire
travail d’hommes qui ont su créer une architecture originale
avec des matériaux pauvres et de simples moyens. Le village des
bories est organisé en Musée d’Habitat Rural.
Bifurquez à droite vers St-Pantaléon, votre troisième étape,
où vous admirerez au Moulin des Bouillons un antique pressoir à olives
de dimension monumentale et le Musée du Vitrail.
Traversez le Luberon vers Bonnieux, dernière étape de
cette journée, où, après une promenade dans la superbe
forêt de cèdres, vous visiterez le Musée de la Boulangerie
: dans cette maison ancestrale, vous retrouverez le goût du pain
d’antan, l’odeur de la farine, la chaleur sécurisante
du fournil comme autant d’images et de souvenirs d’un monde
de traditions menacé de disparition.
Retour à Apt.
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| Sault, Aurel, Saint-Trinit, Saint-Christol
En juillet, lorsque les lavandes illuminent les plateaux,
découvrez
le « pays du ciel » de Giono. Le mercredi, déambulez
sur le marché de Sault : vous y côtoierez ses monuments
(l’église romane, les chapelles et anciens couvents, le
musée municipal, les ruines du château et les remparts)
et ses productions (nougat, miel, lavandes, épeautre, herbes aromatiques,
charcuteries fines, tilleul, fromages de chèvres, gigots d’agneau,
truffes…).
Aurel (800 m), l’un des plus séduisants villages perchés
de Vaucluse, toujours célébré par les peintres,
abrite son église (XIIème) : un bâtiment massif d’origine
romane. Des ruines de son château, seule une tour carrée
a survécu avec ses murailles percées de meurtrières.
Rejoignez St-Trinit, minuscule village serré contre son église
(XIIème). L’équilibre des masses et la perfection
de l’ensemble surprennent dans ce cadre rural. Promenades à cheval
et découverte des champs d’épeautre et des troupeaux
de chèvres sont idéales à partir de ce village,
au cœur du plateau d’Albion.
Saint-Christol d’Albion abrite la garnison de la base de missiles
du plateau d’Albion : il a été fondé en 1119
par les bénédictins de Saint-André, de Villeneuve-les-Avignon,
qui élevèrent l’église romane. Son sanctuaire
est le support d’un décor unique en Provence, véritable
répertoire de plantes et d’animaux. A côté de
Saint-Christol, découvrez les avens de Cervi et d’Autran,
et dégustez les produits des fermes : miel de lavande, salade
d’épeautre, pommes de montagne et fromages de chèvre.
Retour à Sault par la route de Brouville d’où le
panorama mérite quelques arrêts.
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Carpentras, Mazan, Villes-sur-Auzon, Sault
Ce circuit est à la fois une découverte de la nature et
un émerveillement devant quelques uns des plus beaux panoramas
de France : sites grandioses et sauvages du « Géant de Provence » et
du val de Sault.
Première étape : le Musée de Mazan. Dans cette
ancienne chapelle des Pénitents Blancs, ont été réunis
des trésors d’archéologie, d’histoire, de numismatique,
artistes et artisans locaux. L’entrée est gratuite et l’accueil
chaleureux (Tél. : 04 90 69 71 69 pour être guidé).
Deuxième étape : Villes-sur-Auzon. Admirez la beauté du
paysage qui conjugue la verdure des collines aux jaunes et rouges ardents
des terres d’ocre.
Empruntez la route de Monieux et de Sault par les
gorges de la Nesque. Cet itinéraire franchit une succession de corniches et de tunnels.
A chaque virage, une nouvelle vue sur les falaises abruptes et les aiguilles
rocheuses. Arrêtez-vous au Belvédère du Castelleras
(800 m d’altitude) qui surplombe de 200 m le torrent dominé au
fond par la masse imposante du Mont-Ventoux, et en premier plan, le beau
rocher du Cire. La montagne est trouée de grottes dans lesquelles
on a retrouvé de nombreux objets préhistoriques.
Si vous êtes un bon marcheur, lorsque la rivière est à sec
(juin à octobre), empruntez son lit pour découvrir autrement
les Gorges de la Nesque !
Dernière étape avant le retour, laissez-vous séduire
par la beauté sauvage de Sault. Village en balcon au-dessus du
Val de Sault, il domine un paysage de lavandes, de forêts de chênes
blancs et de garrigues embaumées. Les mois de juillet et août
vous offrent une symphonie parfumée de bleu des lavandes, de jaune
des blés, de rouge sombre des guérets et de vert des forêts.
Retour sur Carpentras par la route de Gabelle, par
Flassan et Bédoin.
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| la
terre et le feu |
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Apt, Roussillon, Lacoste, Buoux
Le Pays d’Apt est l’héritier d’une
longue et belle tradition potière qu’expliquent la qualité des
argiles et la richesse des terres colorées.
Le Musée d’Apt présente les plus belles pièces de
faïences de Castellet et d’Apt (XVIIIème siècle) et
des poteries originelles du XIVème au XVIème siècle, des
céramiques faïencées locales de tradition, la prestigieuse
Pharmacie de l’Hôpital d’Apt et les oeuvres des plus grands
maîtres faïenciers dont Léon Sagy. Des ateliers de potiers
céramistes sont ouverts au public.Certins, dont celui de Jean Fancon,
travaillent dans la tradition des formes du XVIIIème siècle.
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Passez par Gargas pour déboucher
sur Roussillon. Une demi-journée pour tomber amoureux de Roussilon,
village d’ocre, construit sur le Mont Rouge (335m d’alt.)
: fabuleuse falaises de sang et d’or, ravins profonds, à pics
impressionnants d’aiguilles aïgües et multicolores.
Du village, admirez la Chaussée des Géants et le Val des Fées
: vertigineuses falaises aux teintes flamboyantes.
Les rues étroites s’éclairent d’une lumière
particulière : reflets colorés des enduits ocrés. La placette
animée par ses terrasses de cafés est le lieu de rendez-vous des
Roussillonnais et des « étrangers », véritable carrefour
des Lettres et des Arts.
La mairie et la maison qui lui fait vis-à-vis (XVIIIème), l’église
(XIIème remaniée au XVIème siècle et fonds baptismaux
en gypserie du XVIIème), la tour de l’ancien rempart, les verts
des jardins entrevus entre deux murs d’ocre, l’esplanade et sa table
d’orientation....font de Roussillon un village inoubliable.
Pour mieux connaître les ocres, empruntez le sentier des aiguilles (1km
en 1h) qui serpente à travers les anciennes carrières et les sous-bois.
Plusieurs panneaux expliquent la place de l’ocre dans ce pays d’Apt,
son processus géologique de formation et sa nature, ses modes d’exploitation
et de transformation....(circuit aménagé par le Parc Régional
du Luberon)
Lacoste vaut le détour avec ses anciennes carrières de
pierres. Puis découvrez les falaises de Buoux en passant par Bonnieux.
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| orgues
et campaniles |
| Ces 3 circuits vous feront découvrir les Sons de Vaucluse
: la musique sacrée dans les églises, les cloches et les
beffrois, les fontaines bruissantes d’eau sous le ciel bleu de Provence.... |
| Avignon, Châteauneuf de Gadagne, Le Thor, l’Isle
S/Sorgue, Pernes les Fontaines, Vedène
Prévoyez une journée pour Avignon et une seconde pour
sa région.
Rabelais qualifié déjà Avignon de « ville
sonnante » : on y entendait chaque jour sonner deux ou trois cents
cloches....Commencez par « l’orgue doré » de
Notre Dame des Doms, orgue unique en France construit par le facteur
italien Piantanida (1820). La tuyauterie et le mécanisme sont
d’origine. Le buffet et la partie instrumentale sont classés.
A l’extérieur, écoutez les 35 cloches du plus prestigieux
carillons du Vaucluse. Au Palais des Papes, la cloche d’Argent
rythmaient déjà la vie des papes.
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Faites un crochet place Campana pour admirer
l’horloge contemporaine, oeuvre d’art cynétique de
Roger Bezombes, puis descendez Place de l’Horloge pour voir et écoutez
le fameux Jacquemart d’Avignon (c’était le valet du
seigneur qui sonnait les cloches en cas de détresse. Ce nom a été appliqué aux
automates frappant les heures sur le beffroi). Depuis 1472, ce couple
a revêtu différents aspects et acquis sa dernière
apparence en 1838 : le guerrier et son épouse une rose à la
main.
L’Eglise Ste Agricol a été fondée au VIIème
siècle et a été considérablement remaniée
au Xvème siècle. L’orgue de type romantique (1862) a été construit
par Barker et Verschneider, sa partie instrumentale (3 claviers manuel, 1 pédalier
et 29 jeux) est classé. Tout proche, le palais du Roure abrite, outre
la piano de Stuart Mill, une étonnante collection de cloches d’époques
différentes, accrochées à sa façade intérieure,
sur les paliers de son monumental escalier, et dans quelques chambres...Au 16
rue St Etienne, M.Grangnard, spécialiste des horloges anciennes, automates,
baromètres et oiseaux siffleurs, vous dévoilera peut être
ses secrets....
De l’autre côté de la zone piétonne,
allez jusqu’à la rue Carreterie et admirez les derniers vestiges
du cloître des Augustins : la tour-clocher couronnée d’un
curieux campanile du Xième siècle, aujourd’hui légèrement
penché (tremblement de terre de 1909) comme la tour de Pise...A
quelques pas de là, au 12 de la rue Campane, le luthier François
Curty fait sonner des violons d’hier et d’aujourd’hui.
Quittez Avignon par la route d’Apt (N100) : Châteauneuf
de Gadagne, village en amphithéâtre sur la colline est toujours
animé par la tour de l’horloge et son élégant
campanile du XVIIIème, le Thor dans la plaine, est protégée
par la Porte de Douzabas, restaurée au XIXème siècle,
surmonté d’une tour carrée et courronnée d’un
campanile en forme de bulbe.
A l’Isle S/Sorgue, la « Venise du Comtat », laissez-vous
séduire par N-D des Anges : à l’extérieur,
le beffroi est antérieur à l’église, il a été élevé en
1538 et surmonté d’un campanile. L’église,
chef d’oeuvre du XVIIème siècle, abrite deux buffets
d’orgues classés de bois doré : l’un factice,
l’autre construit par le Royer et repris vers 1830 par Mentasti
qui lui donne une coloration italienne. Les 2 claviers manuel, le pédalier
et les 16 jeux ont été récemment restaurés. Prenez ensuite la direction de Carpentras et arrêtez-vous à Pernes
les Fontaines : cité animé par l’eau de ses 36 fontaines.
La silhouette massive de la Tour de l’Horloge (XIème siècle)
est surmonté d’un gracieux campanile (XVIII7me siècle).
L’église Notre Dame de Nazareth, remarquable par sa décoration
intérieure, présente un orgue dans un buffet vert et or,
typique de la facture d’orgue provençale du XVIII7me siècle.
Oeuvre de Dauvivier (1593), de Violetti (1716) et d’Antoine Gibert
(1771), cet orgue (2 claviers, 1 pédalier à la française
et 17 jeux classés) a été restauré en 1978
par Alain Sals.
Revenez sur Avignon en passant par Vedène où le clocheton,
dominé par une cage de fer forgé, surmonte la tour-horloge
carrée (XVIIIème).
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| Pertuis, Grambois, Cucuron, Lourmarin, Lauris, Cadenet, Villelaure
Pertuis : dans l’église St Nicolas reconstruite au XVIème
siècle dans le style gothique tardif, admirez l’orgue dont
la réalisation s’est échelonnée du XVIIème
au XIXème. Il contient 5 jeux parmi les plus anciens de France,
de l’orgue primitif de Pierre Marchand (1601). Les travaux successifs
du XVIIIème et Xxème siècle lui ont conféré 3
claviers manuels, un pédalier de 30 touches et 34 jeux.
Après avoir traversé la Tour d’Aigues et aperçu
la superbe façade de son château Renaissance, vous arrivez à Grambois
sur sa colline escarpée. Admirez le campanile ornemental daté de
1870.
Rejoignez Cucuron par St Martin de la Brasque et
Sannes pour passer sous le clocher-porche de l’église Notre Dame de Beaulieu
et découvrir un deuxième orgue signé Pierre Marchand
(1614) et reconstruit par Duges en 1786. Après les interventions
de Bormes et de Mentasi au XIXème, il reste une grande partie
de la tuyauterie ancienne. La restauration effectuée par Pierre
Belley en 1975 et 1982, conforme au devis de Pierre Duges, a sauvé l’orgue
de la ruine et lui a restitué sa splendeur passée.
Sous le superbe château et le beffroi de Lourmarin, baladez-vous
dans les ruelles pittoresques où chantent les fontaines.
Continuez vers Lauris, sur son promontoire au-dessus
de la Durance, et pénétrez dans l’église surmontée de
son campanile finement travaillé en forme de bulbe : l’orgue
partiellement restauré, est un petit instrument du début
du XIXème comprenant un clavier manuel, un pédalier à la
française et 9 jeux.
En remontant la vallée de la Durance, passez par Cadenet, sur
son éperon, et admirez l’église dominée par
un beau clocher provençal de 1538 et un campanile octogonal du
XIXème. A l’intérieur, l’orgue a été construit
par Vincent Fenant, le facteur italianisant, au début du XIXème
et restauré récemment. La tuyauterie est en partie d’origine.
L’orgue comporte 10 jeux, un clavier manuel et un pédalier à l’italienne.
Avant de revenir à Pertuis, arrêtez-vous à Villelaure,
où, proche des vestiges du château du XVIème, le
campanile (fin du XVIIIème et début XIXème) ne vous
laissera pas indifférent
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Bollène, Visan, Valréas,
Grillon, Richerenches
Bollène : dans la vieille ville, la Collégiale St Martin,
connue pour son jardin au splendide panorama sur la vallée du
Lez et de la Drôme, recèle un orgue d’origine inconnue,
dont la tuyauterie date en partie des XVIIème et XVIIIème
siècles et dont la mécanique remonte au XIXème.
Sa partie instrumentale est classée, il comprend 2 claviers, un
pédalier et 22 jeux. Admirez le beau travail du forgeron qui a
réalisé, au XVIIIème siècle, le campanile
qui coiffe la tour hexagonale surmontant la chapelle du couvent des Soeurs
du Saint Sacrement.
Passez sous l’imposant Château de Suze la Rousse pour rejoindre
l’enclave des papes et sa 1ère étape : Visan. Le
clocher et la cage architectonique qui le surplombe datent de 1600.
A Valréas, la superbe église romane abrite un orgue de
type classique français avec influence provençale construit
au XVIIème par Jean Eustache de Marseille, dans un buffet classé polychrome
antérieur de type renaissant, restauré par Moitessier au
XIXème et E.Mülheisen. Sa partie instrumentale est également
classée.
Grillon fait revivre son village médiéval, le Vialle,
depuis quelques années. L’ancienne tour du guet intégrée
aux remparts du XIIème est surplombée d’un campanile
depuis le XVIIIème.
La Forge des Templiers (route de Grillon à Richerenches) pratique
aujourd’hui encore l’art des campaniles. Admirez son enseigne
et le travail de son forgeron.
Richerenches, 4ème étape de l’enclave, était
au XIIème siècle, la plus importante Commanderie des Templiers
de Provence. Le mur d’enceinte flanqué de 4 tours subsite.
La porte de l’ouest est surmontée d’un tour et d’un
campanile datant du XVIIème.
Le retour à Bollène s’effectue
par la Beaumes de Transit et St Restitut.
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| l'eau |
L’Isle sur Sorgue, le Thor, Velleron, Fontaine
de Vaucluse
L’Isle sur Sorgue, la « Venise Provençale »,
est le point de départ de ce circuit sur l’eau : toute la
ville est les pieds dans l’eau, baignée par la Sorgue claire
et ponctuée au rythme lent des vieilles roues de moulins. Ne manquez
pas le site du Partage des Eaux.
Au Thor, admirez l’église, tel un bateau échoué sur
la Sorgue. Les plus sportifs peuvent s’adonner aux joies du canoë.
A 1,5 km, sur la D 16 (route des Valayans/Entraigues) découvrez
les Grottes de Thouzon : un véritable joyau souterrain. La galerie
longe de 230m possède des groupes nombreux de stalactites fistuleuses
d’une délicatesse extrême et d’une ténuité invraisemblable.
La visite (30 mn) sous la conduite d’un guide s’effectue
sans aucune difficulté sur une piste très praticable et
avec un éclairage qui met en valeur ces merveilles du sous-sol.
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A Velleron, c’est une autre facette de l’eau
qui est à découvrir : celle des pêcheurs. Sous les
ombrages, au pieds des vieux ponts de pierres, choisissez votre « coin » et,
pendant la saison bien sûr, appâtez le poisson....
La dernière étape de la journée s’impose à Fontaine
de Vaucluse, la source par excellence, source dont le jaillissement spectaculaire
laisse les scientifiques incrédules mais qui fait la joie de tous
les amateurs de spectacles d’eau.
Le Musée de Spéléologie relate les laborieuses découvertes
de la Conquête Souterraine : dans un décor totalement reconstitué,
vous cheminerez dans les entrailles de la terre : gouffre, rivière et
cascades souterraines, fresques préhistoriques......L’éblouissantes
collection du spéléologue Norbert Casteret finira par vous séduire.
La visite de la papeterie « Vallis Clausa » vous apprendra comment
nos ancêtres maîtrisaient l’eau pour la fabrication du papier
: tout est en marche......comme au XIVème siècle !
Retour à l’Isle Sur la Sorgue.
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| Carpentras, Pernes les Fontaines, l’Isle
s/Sorgue, Fontaine de Vaucluse
Ouvrage d’eau trop méconnu, l’Aqueduc de Carpentras
mérite le détour : construit au XVIIIème siècle
par Antoine d’Allemand, il est aujourd’hui intact et majestueux,
aux portes de Carpentras, oeuvre d’art original que la nature environnante
s’est appropriée, grand décor dont la beauté se
pare de la mélancolie de l’inutilité. Parcours de
10km en souterrain, au sol puis, sur 631m et 48 arcades, un pont gigantesque
pour franchir la Vallée de l’Auzon, cet aqueduc achemina
l’eau sur Carpentras de 1745 à 1893. Remarquez la sveltesse
des arcades dont la largeur n’atteint pas 3 mètres et empruntez
la voie aménagé pour les piétons, au niveau des
rives de l’Auzon.
Pernes les Fontaines est votre seconde étape : découvrez
cette ancienne capitale du Comtat, bien avant Carpentras, et ses innombrables
fontaines à l’intérieur des remparts. A la découverte
de la source du Font de Bouvery au XVIIIème siècle, la
ville décida de se doter les 4 quartiers d’une fontaine
monumentale : de forme octogonale avec un socle de 3,20m richement décoré.
La Fontaine du Cormoran, le Grand Font ou Fontaine Reboul et la Fontaine
du Gigot sont les plus belles parures de la cité.
L’Isle sur Sorgue, la « Venise Provençale »,
est le point de départ de ce circuit sur l’eau : toute la
ville est les pieds dans l’eau, baignée par la Sorgue claire
et ponctuée au rythme lent des vieilles roues de moulins. Ne manquez
pas le site du Partage des Eaux.
La dernière étape de la journée s’impose à Fontaine
de Vaucluse, la source par excellence, source dont le jaillissement spectaculaire
laisse les scientifiques incrédules mais qui fait la joie de tous
les amateurs de spectacles d’eau.
Le Musée de Spéléologie relate les laborieuses découvertes
de la Conquête Souterraine : dans un décor totalement reconstitué,
vous cheminerez dans les entrailles de la terre : gouffre, rivière
et cascades souterraines, fresques préhistoriques......L’éblouissantes
collection du spéléologue Norbert Casteret finira par vous
séduire.
La visite de la papeterie « Vallis Clausa » vous apprendra
comment nos ancêtres maîtrisaient l’eau pour la fabrication
du papier : tout est en marche......comme au XIVème siècle
!
Retour à Carpentras.
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| Vaison la Romaine, Séguret, Gigondas,
Lafare, Beaumes de Venise
Vaison la Romaine, comme toute cité civilisée, avait ses
Thermes : leurs vestiges évoquent la salle chaude, la salle tiède,
le vestiaire, le grand péristyle à colonnade, le jardin
attenant à la piscine. Corniches en marbre, colonnes et chapiteaux
ont été déblayées dans les années
1920, et témoignent de la qualité de la vie de cette « perle
romaine ».
Le Pont Romain qui franchit l’Ouvèze à l’endroit
le plus encaissé a conservé son aspect primitif malgré l’inondation
de 1616 qui a détruit son aspect d’origine. Pour en avoir
la meilleure vue, faites quelques pas sur la route de St Marcellin, vers
l’amont, rive droite.
Séguret est votre prochaine étape. Célèbre
pour sa crèche vivante, Séguret recèle une superbe
fontaine du XVIIème siècle : la Fontaine des Mascarons
et un lavoir qui vaut le détour.
Gigondas, célèbre pour ses vins, sait aussi maîtriser
l’eau dans ses nombreuses fontaines ! Remplissez vos gourdes pour
découvrir le petit Pont Roman menant à Prébayon.
Récemment restauré par l’APARE, ce pont à une
arche franchit la pittoresque gorge de Trignon et voisine avec la source
de Malézieux, dite miraculeuse, puisqu’elle aurait la propriété de
rendre la vue aux aveugles.
Lafare, dans les Dentelles de Montmirail, offre un
rafraîchissement
peu connu, la cascade de St Christophe. Sur le chemin de Gigondas, repérez
le filet d’eau de la Salette : il coule dans une gorge qui mérite
une visite « pieds nus ». Dans sa première partie,
une succession de plans et de cascades jusqu’à la vasque
supérieure située au pied d’une chute : baignade
glacée et revigorante assurée.
En prenant la direction de Beaumes de Venise, faites
une halte au rocher de Rocalinand : curieux banc de grès en formes rondes travaillé avec
le mistral et par l’homme, on peut facilement l’escalader
pour aller voir les marches d’escaliers et les salles creusées
dans le roc, ainsi que les grandes aiguières (réservoirs
d’eau).
A Beaumes de Venise, célèbre pour son muscat, allez boire
l’eau paradoxalement réputée de sa fontaine du XVIIème
siècle.
Retour à Vaison la Romaine par Vacqueyras.
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